Zidane est génial. Comment il est devenu si cool ?

Zidane est génial.  Comment il est devenu si cool ?

Ça fait un an et demi que Zidane est devenu le boss de Real et les chiffres sont le meilleur moyen de montrer son travail. 5 trophées : deux trophées consécutifs de la Ligue des Champions, la Coupe de l’Europe, le Championnat du Monde des Clubs. Son équipe a marqué dans 65 matches consécutifs et c’est un record absolu pour les top ligues.

En plus, ce qui est encore très important, Zidane a créé un robuste couvercle de protection autour de Real – le club ne fait pas des scandales, ne s’énerve pas et semble inhabituellement imperturbable. Il est maintenant temps de comprendre comment les choses se sont-elles déroulées ?

De haut dirigeant à l’assistant     

« Quand j’ai terminé ma carrière, je ne voulais pas devenir l’entraîneur. J’ai pensé de faire quelque chose d’autre », a expliqué Zidane.

Zinédine est resté à Madrid, mais il était presque toujours absent de la maison. Il voyageait partout dans le monde. Il a visité la patrie de ses ancêtres – l’Algérie ; il participait à des projets de charité dans les différents pays, commençant par la Suisse et terminant pas le Bangladesh ; parfois, il participait dans les émissions sur le Canal+ en qualité d’expert ; il représentait différentes marques comme, par exemple, Danone, Adidas et Lego. Mais tout ce travail n’était pas suffisant pour lui. Zidane avait besoin de quelque chose plus intéressante.

Après de longues réflexions, Zidane a compris qu’il manque beaucoup le football. En 2009, Zinédine est retourné à l’office de Real et il est devenu le conseiller de président, Florentino Pérez, qui autrefois lui a fait venir à Madrid par le message gratté sur la serviette lors de dîner.

Zidane était haut dirigeant : il aidait à Pérez de créer la stratégie, il influençait la politique de transfert, et parfois, il négociait indépendamment. Peu à peu, son travail est devenu plus exigeant : il balançait entre Pérez et l’entraîneur principal José Mourinho. C’était le moment décisif, puisque étant si proche à l’équipe de Mourinho, Zidane a senti la passion pour le travail de l’entraîneur.

Pendant la saison 2012/2013, il a organisé les entraînements privés avec les joueurs les plus talentueux et les plus jeunes – Jessé et Alvaro Morata. En été 2013, il a fait partie de l’équipe de Carlo Ancelotti. « C’est ce que je voulais faire. Après avoir terminé ma carrière, j’ai changé beaucoup de postes, j’ai rencontré beaucoup de gens et après j’ai compris qu’il faut revenir à ce que me donne l’énergie et l’enthousiasme. Il faut faire ce que vous aimez. Pour moi, c’est le football ».

Horrible début au Castilla     

Pour obtenir la compétence tactique, Zidane s’est inscrit aux cours des entraîneurs. En Espagne, on proposait le programme allégé qui a été créé spécialement pour les meilleurs joueurs, qui déjà savent plusieurs cas méthodiques. Mais Zidane a refusé les études allégées et il a fait la formation complète de trois ans en France. Guy Lacombe est devenu son tuteur. L’entraîneur qui l’avait sur les bras depuis les années quatre-vingt dans l’académie de Cannes et, ensuite, il a entraîné Sochaux, PSG et l’AS Monaco. C’était Lacombe qui avait organisé les stages de courte durée pour Zidane chez Marcelo Bielsa à Marseille et chez Peppa Guardiola à Bavaria.

Le soin de Lacombe ne se limitait pas par les cours d’entraînements et les séminaires. En 2014, quand Zidane avait commencé de travailler indépendamment dans la jeune équipe de Real, il est devenu son conseiller ou même son assistant.

Lacombe

Le Castilla de Zidane est tombé en ruine : seulement une victoire dans six matches. La plus frustrante était la défaite contre la deuxième équipe d’Atlético : avec le résultat 1-0, les jeunes joueurs de Real ont baissé la garde et ils ont manqué deux buts. Zidane ne pouvait pas influencer le match d’aucune manière, il semblait que l’équipe vivait sa propre vie et ne sentait pas l’entraîneur. Ensuite, assez déçu, Zidane a téléphoné à Lacombe pour demander des conseils.

Toute de suite, l’entraîneur français est revenu à Madrid et il a commencé l’analyse pour comprendre qu’est-ce qu’exactement n’a pas marché. Pendant un mois, Lacombe était présent dans tous les entraînements et les matches, il passait beaucoup de temps dans le bureau de Zidane et il écoutait les conversations privées avec les joueurs.

« Zinedine était très timide lors des entraînements, il ne tenait pas l’équipe en ses mains. Mais dans 15 jours, il est devenu beaucoup plus sûr », a raconté Lacombe.

L’agression

Pour Zidane, les changements psychologiques ont été les plus difficiles.

Pendant son enfance, il apprenait de jouer le football dans les rues de Marseille, c’est pourquoi il est devenu violant et agressif. « A Marseille, il y a une forte bataille entre les quartiers, et si tu ne réagis pas aux provocations, alors tu es considéré comme une espace vide », a affirmé Lacombe. A la fin des années quatre-vingt, il avait démis des entraînements à Zidane quand il a poussé son adversaire.

« Celui qui permet qu’on le batte, n’est pas considéré comme un vrai homme à Marseille ». Inconnu Zinédine Zidane.

Plus tard, Zidane a appris de contenir les émotions. Dans la vie, on l’appelait souvent introverti. L’auteur des chansons, Jean-Louis Murat, a dit une fois : « Quand vous dites à Zidane qu’il est le soliste du groupe, il répond que ça serait mieux s’il joue des maracas ».

Bien sûr, c’est une exagération, mais pour devenir un cool entraîneur, Zidane a vraiment dû ajouter l’agression.

« Si tu es très amène avec les joueurs, tu seras conduit à rien. Peu à peu j’ai compris comment il faut parler avec les joueurs, qu’est-ce qu’ils ne sont prêts à écouter et qu’est-ce qu’ils ne veulent pas écouter. C’est nécessaire pour notre succès commun. En même temps, je crie très rarement. Si je crie tout le temps, alors j’arrêterais d’être moi-même », a confirmé Zidane.

Un des avantages principaux de Zidane c’est la capabilité d’écouter – et peu importe si c’est la direction qui parle ou bien le joueur.

« Nous supportons Zidane, parce qu’il est une personne calme et il sait écouter son interlocuteur », a raconté Christiano Ronaldo.

Zidane et Ronaldo

Selon Lacombe, Zidane est un bourreau de travail très typique. Il arrive à son bureau à 8 :30 et il travaille jusqu’à la nuit. Il communique toujours avec les assistants afin de se préparer pour le prochain match de la meilleure manière possible.

L’ami qui a voyagé en Europe avec Zidane

L’adjoint principal de Zidane c’est son ancien ami – David Bettoni. Ils se sont rencontrés en 1988 à Cannes, quand Bettoni partageait la chambre avec Zidane à l’académie et, dès lors, ils sont inséparables.

Zidane et Bettoni

Ils voyageaient ensemble de Cannes à Marseille en Ford Fiesta et en Renault Clio. Quand, en 1996, Zidane a été invité à Juventus, il ne voulait pas quitter son ami et il a demandé à la direction de Turin de trouver une bonne équipe italienne pour Bettoni. Ainsi, Bettoni est entré à la série B et à la série C.

A vrai dire, le faible dossier de Bettoni n’a pas lui empêché de faire partie de Real. Tous ceux qui ont travaillé avec Bettoni disent qu’il est un grand tacticien. « Il ne laisse rien au hasard, il calcule tout. Le football c’est sa passion, parfois, il semble qu’il mange et il respire grâce au football. Il est un stratège très délicat et soigneux », a dit le directeur sportif de Cannes, Eric Goiran.

Si Zidane continue de rester à la tête de Real, cette amitié peut devenir la plus belle et la plus forte dans l’histoire de football.

Categories: Football

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