PSG, une défaite qui change quoi ?

PSG, une défaite qui change quoi ?

Battu à Lyon (1-2) dimanche, le PSG, champion de France intraitable qui restait sur trente-six matches sans perdre dans l’élite, n’est plus invaincu en L1 cette saison. Une défaite qui change quoi pour le leader parisien ?

Rien (ou presque) est la première réponse qui vient. Et, à écouter les joueurs du PSG qui se sont exprimés après leur premier revers, notamment Blaise Matuidi, c’est bien la sensation qui prédominait. «Il n’y a pas mort d’homme. Nous savions que ça pouvait arriver. C’est arrivé sur ce match.» Voilà, aurait pu ajouter le milieu de terrain international français du PSG. «Le plus important est d’avoir l’avance (23 points de plus que Monaco, deuxième, à dix journées de la fin, Ndlr) que nous avons et bientôt nous pourrons fêter ce titre de champion, a poursuivi Matuidi, bien décidé à ne pas s’attarder sur cette défaite et déterminé à regarder devant lui. Il faut maintenant nous concentrer sur le prochain match à venir, en Coupe de France car nous sommes encore sur tous les tableaux. Nous voulons faire mieux que la saison dernière avec la Ligue des champions. Cela ne met pas un coup au moral. Nous avons de l’expérience. Il faut vite repartir et nous avons un match qui vient très vite à Saint-Etienne

Al-Khelaïfi : «On n’est pas la meilleure équipe du monde, c’est bien pour réveiller les joueurs»

Invité à réagir au micro de Canal +, Nasser Al-Khelaïfi, le président du club parisien, n’a pas dit autre chose mais il a tout de même eu le mérite de considérer ce premier échec comme une alerte. «On n’est pas la meilleure équipe du monde, c’est bien pour réveiller les joueurs, a estimé le dirigeant du PSG, défaillant et suffisant au Parc OL.On a été mauvais. On n’a pas montré qu’on voulait gagner, alors c’est normal d’avoir perdu. J’espère qu’il y aura un réveil avant les grands matches à venir, notamment la Ligue des champions.» Un point de vue partagé et poussé un peu plus loin par Laurent Blanc. «Quand je vois les dix dernières minutes, alors qu’on peut revenir et préserver cette invincibilité, je me dis qu’on a été trop moyen pour faire quoi que ce soit, trop moyen pour gagner tout simplement, même si c’est Paris, même si c’est mon équipe. Aujourd’hui, cette mentalité, cette agressivité, cet engagement qui nous ont permis de faire cette série avaient disparu, mais il est possible qu’on retrouve rapidement l’état d’esprit.»

Le PSG peut oublier son objectif d’être le premier champion de France invaincu

En L1, pourtant, la motivation et l’envie évoquées par Blanc pourraient revenir moins vite. Avant de mordre la poussière à Lyon, le PSG avait l’occasion d’effacer des tablettes le record de Nantes, invaincu durant trente-deux matches lors d’une seule et même saison (1994-1995). Il ne l’a plus. Il l’a laissé passer. Aujourd’hui, il peut seulement espérer égaler les Canaris en ne s’inclinant qu’une seule fois sur l’ensemble d’un exercice. Mais ça, comme de ce revers, on ne s’en souviendra certainement pas dans quelques années. Seule une saison complète sans défaite aurait permis au club parisien de marquer les esprits. Et l’histoire, en devant le premier champion de France invaincu. Un défi désormais à oublier.
N’en déplaise pourtant à ceux qui se sont vite réjouis d’avoir vu le PSG tomber. Le titre de champion de France n’échappera pas au leader parisien, qui a toujours la possibilité de réaliser le triplé national pour la deuxième année de suite. Et pour lui, aujourd’hui, l’essentiel se situe ailleurs. Et plus précisément sur la scène européenne, là où il est attendu au tournant, là où il n’a pas droit à l’erreur, pas maintenant, plus maintenant, là où il doit encore prendre de la hauteur. Pour cela, il faudra qu’il accepte cette défaite, qu’il en tire les leçons et qu’il s’en serve pour rebondir. Et s’élever.
Categories: Football
Tags: Ligue 1, PSG

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